• Une excellente vidéo qui donnera espoir à tous (à retrouver sur le nouveau blog : https://sneadcgtblog.wordpress.com/) :


    Ecole beaux arts par BCazeneuve


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  • Compte rendu partiel de la réunion du 11/01

    L'intersyndicale qui est en cours n'a pas pu être représentée car l'invitation a été faite le mardi soir. Seul le Snead-cgt était présent. Étaient présents Philippe Belin et Florence Touchant pour la DGCA, 4 enseignants pour le Snead-cgt (dont 2 appartenant à ESAT en Lutte)

    Deux d'entre nous ont affirmé appartenir au collectif rédacteur de la lettre ouverte et ont remis des exemplaires de la lettre et la liste des signataires mise à jour.

    Cette réunion éprouvante, nous a mis dans une situation dont nous nous doutions mais qui là a été explicitement énoncée :

    - Nous sommes le premier syndicat à nous battre contre un progrès social (l'augmentation de nos collègues des nationales)

    - Nous faisons de l'auto-censure en ne revendiquant pas auprès de nos tutelles une grille de salaire semblable et des prophéties auto-réalisatrices quand nous pensons que nos employeurs ne pourraient supporter une telle différence

    - Nos président d'EPCC ne font des courriers que pour demander des augmentations de dotation et se soucient peu de nos carrières et de nos écoles (« vous ne savez probablement pas comment fonctionnent les manœuvres politiques »)

    A cela, ajoutons les arguments fallacieux : le Ministère n'a que 18 mois de retard sur le calendrier (depuis la promesse de Pellerin), nous n'avons qu'à nous servir de l'incompatibilité de nos statuts avec ceux qui nous permettrait de faire de la recherche (sic) pour forcer nos financeurs à modifier nos statuts, aucun de nos représentants (Andea et Cneea ont été leurs seuls interlocuteurs) ne s'est jamais attaché à porter ce sujet, ils défendrons bien sûr le Cneser-ac, ne suivent pas les positions de certains directeurs des nationales etc.... Enfin, nous personnels, syndicats n'avons jamais été convié aux négociations (qui se déroulent depuis deux ans) car c'est juridiquement impossible car le MCC n'est pas notre employeur (!)

    Nous avons argumenté et répondu à chacune de ces attaques et avons obtenu l'assurance (orale) qu'une négociation interministérielle se tiendrait avant la fin du mois si nous ne nous opposons pas au toilettage de la grille des collègues (qui serait proche mais nous devons vérifier, de celle d'un inspecteur à la création, sur la base de 382 heures annuels)


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  • Suivez désormais l'actualité du SNEAD-CGT à cette adresse :

    https://sneadcgtblog.wordpress.com/


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  • Compte rendu de la réunion du 14 décembre 2016 qui a eu lieu dans le cinéma de Beaubourg à l’initiative du ministère de la Culture

    La journée a opposé des panels qui ont laborieusement exalté l’existant et des interlocuteurs qui à une exception près —une prise de parole courageuse en tribune pointant l’absence de vision concernant l’enseignement artistique et son retard sur le plan international— ont dénoncé depuis la salle l’absence de tout projet du ministère chargé de la Culture pour les écoles supérieures d’art.

    Mme Hatchondo, Directrice générale de la création artistique, a fait une brève apparition en début et fin de séance. Philippe Belin, Directeur adjoint, a annoncé avec fracas d’entrée de jeu une réforme statutaire pour le corps des professeur-es des écoles nationales supérieures d’art, ce qui a eu pour effet de dresser une partie de la salle contre l’autre. Ce qui apparemment était le but recherché ! Il a ainsi affirmé, contre toute vérité, que le corps de référence pour les nationales serait le corps des Inspecteurs à la création (ICCEAC), hypothèse évoquée par certains syndicats Culture il y a quelques mois, mais catégoriquement refusée, comme toutes les mesures demandées ! Cette présentation mensongère lui a surtout permis de ne pas avouer que le statut des professeur-es des nationales datant de 2002 allait seulement connaître une légère revalorisation indiciaire suite à la revalorisation de la grille des agrégés, sur laquelle ce corps est aligné depuis 2002, cela de manière mécanique, dans le cadre du protocole PPCR (protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations, qui s’applique à partir de janvier 2017) et sans que le ministère de la Culture y soit pour quelque chose !

    L’idée générale était semble-t-il de montrer un ministère au travail, bras actif d’un gouvernement qui allait étendre son action aux écoles territoriales dans la foulée, ce que personne n’a cru.

    Les membres du Collectif INforme présent-es dans la salle n’ont eu de cesse de leur côté de rappeler les revendications que porte le collectif depuis des mois, à savoir une meilleure inscription dans le champ de l’enseignement supérieur, ce qui ne signifie pas un rattachement au ministère de l’enseignement supérieur, comme le disent certains, mais une série de réformes nécessaires permettant aux écoles supérieures d’art de développer leurs missions dans un cadre clair.

    Comme c’est le cas depuis deux ans, ces revendications se sont heurtées au silence méprisant des représentants du ministère : rien n’est prévu pour les écoles supérieures d’art, telle est la triste vérité. La recherche continue à n’être pensée qu’en termes d’aide à des projets ponctuels, sans souci de la structurer, et l’annonce du recrutement futur d’un nouveau chargé de mission recherche (le précédent ayant quitté ses fonctions) confirme qu’on en restera au bricolage actuel.

    Le panel sur les 3e cycles et les doctorats s’est quant à lui longuement étendu (au point d’entraîner l’annulation du panel sur le design !) sur les expérimentations menées dans quelques écoles parisiennes, où le statut de contractuels de la plupart des enseignants permet d’ignorer la nécessité de réformer le statut des établissements et le statut des enseignants. Ces réformes sont pourtant rendues indispensables par le LMD…, mais le ministère de la Culture s’évertue à contourner ce qu’il considère sans doute comme autant d’obstacles. La question du développement des écoles sur le plan international est quant à elle purement et simplement ignorée, ce qui finit par être comique face au retard de la représentation artistique française à l’étranger, ce dont tout le monde ne cesse de se plaindre.

    En novembre 2014, un rapport de l’Inspection générale des affaires culturelles et de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche à propos des écoles d’architecture, intitulé « Une nouvelle ambition pour la recherche dans les écoles d’architecture. Propositions pour un statut d’enseignant-chercheur » a pourtant montré la voie en rappelant l’urgence de réformes dans le cadre de l’accord de Bologne (1999) et de la création de l’Espace européen de l’enseignement supérieur (2010). En voici des extraits. Nous y insérons de façon « ironique, performative et légère » les mots [écoles d’art] à la suite des mots école d’architecture, pour aider au prochain rapport du ministère de la culture !

    A partir de 2002, et en 2005 pour l’architecture [les écoles d’art], les universités et les écoles françaises mettent en place les aménagements nécessaires pour que les différents cursus s’inscrivent dans le LMD. La part faite à l’initiation à la recherche dans le cadre des années de master s’affine ; l’ambition d’une formation à la recherche et par la recherche se consolide ; le couplage formation / recherche, parfois lâche, se renforce dans le but de susciter davantage d’innovations pédagogiques et de mobilité inter-établissements ainsi que les échanges de compétences et de pratiques. […]

    Dans le prolongement du rapport établi par Vincent Feltesse à l’issue de plusieurs mois de concertation nationale, la mission a été conduite à constater que le statut actuel des enseignants était inadapté à la montée en puissance de la recherche et du doctorat en architecture [écoles d’art], pourtant rendue indispensable depuis la mise en œuvre, en 2005, de la réforme licence – master – doctorat (LMD). En particulier, les obligations actuelles d’enseignement, sensiblement supérieures à celles des enseignants-chercheurs de l’université (320 h versus 192 h), ne permettent pas de répondre de manière satisfaisante aux besoins des écoles en matière de recherche et les dispositifs de décharge mis en place pour faciliter l’engagement de certains enseignants dans la recherche ne sauraient constituer à long terme une réponse adaptée.

    Par ailleurs, la mission relève que le statut d’établissement public administratif (EPA), déjà ancien, des établissements ne correspond plus aux exigences d’un fonctionnement modernisé. Des réponses appropriées doivent être apportées sans tarder à l’absence d’instances scientifiques statutaires dans les écoles ainsi qu’à celle d’une instance scientifique légitime au plan national.

    L’ensemble de ces constats a incité la mission à considérer qu’une double exigence devait guider ses réflexions et propositions : permettre aux enseignants de s’investir davantage dans la recherche et continuer à garantir la présence d’enseignants praticiens au cœur des écoles d’architecture [écoles d’art].

    Dans la deuxième partie de ce rapport, la mission propose un plan d’action ambitieux, en deux temps : engager de manière immédiate des mesures statutaires, budgétaires et d’accompagnement ; puis, à l’horizon de cinq ans, dresser un bilan des réformes engagées en vue d’achever l’harmonisation des obligations de service des enseignants sur celles de l’université. […]

    La mission estime, par ailleurs, qu’il est urgent d’entreprendre la rénovation du statut des écoles nationales supérieures d’architecture [écoles d’art], afin de l’adapter aux exigences actuelles. Pour autant, elle ne juge pas nécessaire un basculement vers un statut d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP).

     


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  • L'article oublie juste de citer le SNEAD, qui est à la pointe de ce mouvement, ce qui a été signifié au journal...


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  • Le syndicat national des écoles d'art et de design a interpellé le 21 décembre la Ministre de la Culture et de la Communication, en informant de sa démarche les ministères de la Fonction Publique et de l'Enseignement Supérieur. Sans nouvelle, sans même un accusé de réception, nous publions aujourd'hui ce courrier. Combien de lettres le Ministère de la Culture et de la Communication reçoit chaque jour sur la question des statuts des enseignants des écoles supérieures d'art territoriales et donc sur l'avenir même de ces établissements? Les écoles sont inquiètes et le silence dont fait preuve l'État entretient un sentiment d'injustice et d'insécurité pour tout un pan du service public.


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  • Nous publions ci-dessous une nouvelle lettre ouverte, émanant d'enseignants d'écoles nationales ou territoriales
     
     
    Lettre ouverte des professeur(e)s des Ecoles d’art nationales et territoriales.

     

    Une nouvelle réforme des écoles d’art nationales est en cours de négociation avec le Ministère de la culture et de la communication qui vise à revaloriser le statut des professeurs des écoles d'art nationales et  rapprocher les écoles nationales d’art du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. 
    Cette réforme va créer un écart irrattrapable entre les professeur(e)s des écoles d’art nationales et ceux des écoles d’art territoriales. Au-delà de ces écarts de statuts et de rémunération, un fossé risque de se creuser entre les missions, leur évaluation et la reconnaissance même des diplômes préparés.

     

    Nous, professeur(e)s artistes et théoricien(e)s des écoles d’art, considérons que nous faisons le même métier dans toutes nos écoles :
    - nous  avons les mêmes missions, 
    - nous possédons les mêmes instances d’évaluation,
    - nous délivrons les mêmes diplômes, 
    - nous participons de la même façon à la vivacité artistique de tous les territoires.

     

    Nous refusons que soit instauré un double statut qui favoriserait un petit groupe d’écoles et affaiblirait considérablement les autres.
    Nous pensons que ce système différentiel limiterait à terme les échanges et la circulation entre nos écoles ainsi que la cohérence et la continuité des territoires en terme d’enseignement artistique. Si cette réforme risque d’impacter considérablement les écoles d’art territoriales et de menacer la reconnaissance de leurs diplômes de grade master, elle semble aussi constituer un projet aventureux qui isolera les écoles nationales qui ne pèseront pas bien lourd au sein du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche qu’elles espèrent rejoindre.

     

    Nous refusons qu’une fracture et une dislocation s’opèrent au sein de nos écoles.

     

    Il faut au contraire harmoniser nos statuts et nous demandons que soit engagées dès maintenant des négociations entre le ministère et l’ensemble des écoles d’art (EPCC et EPA), qui prenne en compte nos activités artistiques et de recherche sur lesquelles se fondent nos enseignements. 
    Nous proposons qu’une charte commune soit rédigée comme base de négociation pour une réévaluation pertinente de nos horaires, de l’évolution de nos salaires, et contre la précarisation de certains contrats.

     

    Face à l’imminente fracture et l'absence de toute forme de préparation préalable à cette réforme, nous, professeur(e)s des écoles d’art, artistes et théoricien(e)s, nous nous trouvons réunis pour exiger une réelle concertation de tous les acteurs de l’enseignement de l’art.
     
     
    Lotte Arndt ESAG Grenoble-Valence, site Valence
    Judith Abensour ESBA-Talm, site d’Angers
    Florence Lazar, ESAG Grenoble-Valence, site Valence
    Florentine Lamarche-Ovize, ENSA Bourges
    Arnaud Deshayes, ENSA Bourges
    Thomas Bauer, ESBA-Talm, site d’Angers
    Nadia Lichtig, Montpellier

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  • Nous publions ci-dessous la lettre ouverte du Collectif Esat en lutte. A signer, scanner et retourner à l'adresse indiquée (esatlutte@gmail.com) ou seulement en écrivant à cette adresse "je signe la lettre ouverte à Mme la Ministre" suivi de votre prénom, votre nom et votre qualité.

    Lettre ouverte de ESAT en Lutte à la Ministre de la Culture

    Lettre ouverte de ESAT en Lutte à la Ministre de la Culture

    Lettre ouverte de ESAT en Lutte à la Ministre de la Culture

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  • CGT FERC Sup
    La sélection en Master
    est effective


    Montreuil, le 29 décembre 2016

     

    Alors que nous avons dû attendre quasiment 2 années pour que les décret et arrêté du ministère de la Fonction publique du 4 novembre 2014 relatifs à l'utilisation des moyens numériques par les organisations syndicales dans la Fonction publique fassent l'objet d'une décision ministérielle du MENESR (parue le 26 avril 2016), le décret d'application de la loi instaurant la sélection en Master daté du 23 décembre a été publiée au Journal officiel le 24 décembre 2016, soit 4 jours après l'adoption de la loi par l'Assemblée nationale le 19 décembre 2016.

    Notre ministère sait donc être rapide quand la CPU le lui demande (le nouveau président de la CPU réclamait une publication très rapide du décret d'application le jour même de l'adoption de la loi par l'Assemblée nationale) et prendre tout son temps quand certaines disposent indisposent la CPU. 

    La loi instaure donc la sélection à l'entrée en première année de Master :

    L'entrée en Master est ouverte à tous les titulaires d'une Licence

     

    Art. L. 612-6.-Les formations du deuxième cycle sont ouvertes aux titulaires des diplômes sanctionnant les études du premier cycle ainsi qu'à ceux qui peuvent bénéficier de l'article L. 613-5 ou des dérogations prévues par les textes réglementaires. 

    Mais les établissements peuvent faire leur marché

     

    Les établissements peuvent fixer des capacités d'accueil pour l'accès à la première année du deuxième cycle. L'admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat. 

    Les candidates et candidats évincés peuvent réclamer

     

    Cependant, s'ils en font la demande, les titulaires du diplôme national de licence sanctionnant des études du premier cycle qui ne sont pas admis en première année d'une formation du deuxième cycle de leur choix conduisant au diplôme national de master se voient proposer l'inscription dans une formation du deuxième cycle en tenant compte de leur projet professionnel et de l'établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat pris après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche.

    Pour l'instant, pas de recours au Recteur et de proposition de 3 solutions pour poursuivre les études de son choix. 

    Il faudra surveiller le CNESER pour savoir quand sera prêt le décret fixant les conditions dans lesquelles les alternative d'inscription seront proposées aux candidates et candidats recalés. 

    Mais, tout est ouvert et se discute. 

     

    Cette demande est faite par l'étudiant immédiatement après l'obtention de la licence sanctionnant des études du premier cycle ou de manière différée. 

    Les capacités d'accueil fixées par les établissements font l'objet d'un dialogue avec l'Etat.

    Toujours pas de recours, mais on va préparer et inciter les candidates et candidats évincés à terminer leurs études au plus vite pour aller chercher un emploi. 

     

    Les titulaires du diplôme national de licence sanctionnant des études du premier cycle qui ne poursuivent pas une formation du deuxième cycle sont informés des différentes perspectives qui s'offrent à eux en matière d'insertion professionnelle ou de poursuite de leur formation. Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités de cette information.

     

     

    Toujours pas de droit opposable...

    Mais cela ne s'arrête pas là. Tout reste possible dans les établissements. 
    Chacun peut encore faire ce qu'il veut.  

    Et il ne sera sans doute pas nécessaire de remettre en cause la place du concours en fin de M1 dans les ESPE. 

     

    Art. L. 612-6-1.-L'accès en deuxième année d'une formation du deuxième cycle conduisant au diplôme national de master est de droit pour les étudiants qui ont validé la première année de cette formation. 

    Un décret pris après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche peut fixer la liste des formations du deuxième cycle conduisant au diplôme national de master pour lesquelles l'accès à la première année est ouvert à tout titulaire d'un diplôme du premier cycle et pour lesquelles l'admission à poursuivre cette formation en deuxième année peut dépendre des capacités d'accueil des établissements et, éventuellement, être subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat.

    Si l'accès en M1 est ouvert à toutes et tous les titulaires d'un diplôme de Licence, on peut aussi sélectionner à l'entrée en M2.
    Aucune possibilité de recours n'est indiquée pour les recalées et recalés à ce niveau d'études.

    La sélection est instaurée à l'université.
    Tout est prêt pour que cela démarre à la rentrée 2017.

    On devra se souvenir que les organisation signataires de l'accord préparant l'instauration de la sélection à l'entrée en Master sont : CPU, CDEFI, UNEF, FAGE et PDE, SGEN-CFDT, Sup Recherche, UNSA et SNESUP FSU.

    La loi peut être consultée sur le site Legifrance.

    Pour mémoire, 
    La position de la CGT FERC Sup est ici  ►  http://cgt.fercsup.net/spip.php?article3378


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  • Statuts des enseignants en école d'art : la coupe est pleine

     

    La Direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture et de la Communication a réuni, le mercredi 14 décembre 2016, l'ensemble des directeurs des écoles supérieures d'art, en invitant chacun à venir accompagné d'un enseignant et d'un étudiant. À cette occasion, un projet de transformation statutaire dédié à une catégorie exclusive de professeurs nous a été présenté, qui met gravement en danger nos écoles. 

    Le réseau national des écoles supérieures d'art est constitué de deux types d'établissements : 35 écoles territoriales, pour la plupart des Établissements publics de coopération culturelle (EPCC) créés avec l'État, et 10 écoles nationales, qui sont des Établissements publics administratifs (EPA). Les premières relèvent de la fonction publique territoriale et sont essentiellement financées par les villes et métropoles, les secondes sont directement régies par l'État. 

    Bien que conduisant aux mêmes diplômes nationaux, l'enseignement proposé par ces deux types d'établissements y est dispensé par des enseignants ayant deux statuts distincts, avec des écarts de temps de travail, de salaire et d'évolution de carrière importants et largement défavorables aux professeurs des écoles territoriales. Le statut de ces derniers est en outre incompatible avec le fait que le diplôme délivré confère le grade de Master – ce qui a été identifié à plusieurs reprises comme une anomalie par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) et le Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES). 

    Depuis qu'un premier écart statutaire a été introduit en 2002 par l'évolution du seul statut des enseignants des écoles nationales, les organisations professionnelles et syndicales, en particulier l'ANdEA et la CNEEA, demandent que le statut des enseignants des écoles territoriales soit revalorisé et que soit comblé un écart injustifiable. L'obtention du grade de Master puis le rapport exigé sur cette question précise du statut des enseignants en 2013 par la loi Fioraso sur l'enseignement supérieur, qui a été remis au Parlement par le Gouvernement, ont ensuite rendu inévitable la réforme du statut des enseignants des écoles territoriales pour qu'il soit en accord avec la législation. En 2015, lors des Assises nationales des écoles supérieures d'art, la ministre Fleur Pellerin promit publiquement que ce serait une priorité, et cette année, dans le cadre du projet de loi de finances, Audrey Azoulay s'est elle aussi engagée à mener cette réforme en 2017. Tout est prêt pour cela et l'on peut désormais s'appuyer sur des travaux qui envisagent plusieurs scénarios et en évaluent les impacts et les conditions de faisabilité, notamment financières.

    C'est dans ce contexte historique qu'il faut resituer la réunion du mercredi 14 décembre, pour en mesurer la violence et la portée des annonces. M. Philippe Belin, sous-directeur de l'emploi et de la formation, y a présenté des propositions très avancées, visant à faire encore évoluer le statut des enseignants des écoles nationales, avec une actualisation des grilles indiciaires s'inspirant de celle du corps de l'Inspection de la création et un temps de service annualisé qui pourrait être de 384 heures. Il a par ailleurs indiqué que cette revalorisation pourrait être ensuite complétée par un alignement sur le statut des professeurs des écoles nationales d'architecture, comme le demandent certains enseignants des écoles nationales d'art.

    Mais aucune proposition n'a été faite pour les enseignants de la fonction publique territoriale. Si une telle évolution statutaire était entérinée, ce serait ainsi la deuxième puis la troisième fois que le statut des professeurs nationaux serait réévalué sans que celui des territoriaux ne soit pris en considération. Ce dernier resterait encore une fois inchangé, calibré sur la grille de professeur certifié du secondaire, avec un temps de service non annualisable de 16 heures hebdomadaires (soit 512 heures annuelles).

    C'est toute la communauté des écoles d'art qui est aujourd'hui secouée par des choix politiques qui laissent sur le bord du chemin 80% des enseignants des écoles d'art – puisque telle est la part des professeurs territoriaux. Comment imaginer qu'une réforme, qui n'a pu aboutir avec un écart de traitement des enseignants de l'ordre de 5% à 10% pour un coût annuel de l'alignement estimé à 10 millions d'euros, puisse aujourd'hui trouver une issue, si la marche à franchir devient incomparablement plus grande et alors que tous les acteurs publics sont contraints dans leurs ressources ?

    Au-delà de l'indignation soulevée par la démarche, de la stratégie de division et de la création d'un enseignement à deux vitesses, c'est avec beaucoup d'ignorance ou de mépris pour le droit et ses propres obligations que l'État pose aujourd'hui les conditions d'extinction d'une offre publique d'enseignement supérieur en art et design sur le territoire national. Comment ne pas voir en effet qu'en agissant ainsi le ministère met en péril les 35 écoles territoriales, dont le statut des enseignants n'est ni conforme au diplôme délivré ni adapté à l'activité de recherche ? Pourtant, l'État est tout autant que les collectivités territoriales membre fondateur des EPCC et donc solidairement engagé et responsable de leurs personnels comme il l'est de ses propres agents. 

    Nous ne pouvons tolérer que la communauté des écoles territoriales soit à nouveau laissée pour compte et bercée de l'illusion que le statut de ses enseignants suivra celui des écoles nationales.

    Nous demandons donc qu'immédiatement des propositions soient faites aux collectivités territoriales, aux associations de professionnels et aux syndicats pour la revalorisation du statut des enseignants des écoles territoriales, qui doit être la priorité absolue du ministère de la Culture dans les mois à venir. 

    Alors que l'État est attendu dans sa mission régalienne de préservation de l'équité et de l'accès de tous au service public et à l'enseignement supérieur, d'attention aux équilibres territoriaux et de péréquation, il devra assumer, s'il poursuit dans la voie annoncée, la lourde charge d'une liquidation programmée de nombreux établissements et d'une paupérisation des territoires.


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  • Retrouvez toutes le informations concernant la mobilisation des écoles d'art territoriales sur facebook > https://www.facebook.com/people/L%C3%89cole-dArt-Territoriale/100014481918623

    Et sur Twitter > @EsatLutte

    Participez, publiez, diffusez!


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  • Mercredi 14 décembre, le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a invité les écoles d’art, chacune représentée par leur directeur, un enseignant et un étudiant, à une réunion dont le double ordre du jour était de présenter le nouveau cadre législatif et de partager certaines expériences sur des questions de pédagogie, de recherche, de visibilité internationale etc.
    Lors de la présentation par les membres de la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) des changements de cadre législatif conséquents à la loi relative  à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) nous avons découvert que des enseignants des écoles nationales et leurs directeurs avaient négocié une refonte de leur grille de salaire alors même que le syndicat national des écoles d’art et de design (snéad-cgt) avait proposé lors de sa création d’engager solidairement la discussion avec le MCC. Les Professeurs des écoles nationales (PEN) avaient déjà bénéficié d’une refonte en 2002, date depuis laquelle les Professeurs d’enseignement artistique (PEA) attendent leur tour. En outre, l’ancienne Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, s’est engagée en octobre 2015, lors des assises nationales des écoles d’art, à travailler sur les grilles de tous les enseignants. Cette nouvelle refonte creuse un écart qui devient irrattrapable alors même que nos missions sont strictement identiques. Cette refonte intervient quelques mois seulement avant des échéances politiques dont nous savons combien elles peuvent fragiliser nos écoles.
    Certains enseignants et directeurs d’écoles nationales (par les voix des représentants du Collectif INforme) ont ensuite annoncé leur refus d’intégrer le futur Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche artistiques et culturels (CNESERAC) arguant de sa non légitimité scientifique.
    Ils ont alors déployé leur vision de l’enseignement et de la recherche dans les écoles : un statut d’enseignant chercheur, adoubé par le Conseil national de l’enseignement et de la recherche (CNESER), la mise en place de doctorats dans leurs écoles et leur adossement par la voie des écoles doctorales à l’Université. À terme, leur souhait est de s’émanciper du Ministère de la Culture et de rejoindre le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin, comme ils l’écrivent sur le site de leur collectif, de ne pas « glisser vers une territorialisation ».
    Cette situation entraînera de manière certaine des écoles à deux vitesses : des écoles nationales faisant de la recherche et formant des docteurs en art, et des écoles territoriales dont les compétences en terme d’enseignement supérieur seront amoindries. En effet, l’absence d’enseignants chercheurs dans les écoles territoriales sera considérée comme un frein à la délivrance de DNSEP conférant au grade de Master.
    Nos écoles déjà fragilisées par le désengagement du MCC et par leur structuration
    en Établissements publics de coopération culturelle (EPCC) sont directement mises
    en danger par ce programme. Il nous faut dès à présent et d’une seule voix interpeller notre Ministère, suspendre cette modification jusqu’à l’obtention d’une grille et d’un statut commun.

     

    Communiqué snéad-cgt du 17 décembre 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

    à gauche réseau des écoles territoriales d'art et à droite réseau des écoles nationales d'art


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  • Dans les écoles d'art, un coordinateur est un enseignant qui prend la responsabilité, pendant une durée déterminée, de coordonner une option. C'est un travail administratif et pédagogique supplémentaire pour lequel sa prime de suivi et d'orientation peut être augmentée. Il existe aussi des coordinateurs par années dont le rôle se limite le plus souvent à l'organisation des bilans.

    Rien de très particulier à dire sur ce sujet sinon peu-être qu'il faudrait savoir comment sont désignés ces coordinateurs et quel est le champ réel de leur mission.

    C'est là que, selon les écoles, les choses diffèrent. En principe, le coordinateur est élu par ses pairs, c'est à dire les autres enseignants, et cette charge "tourne" tous les ans entre les collègues. En principe, car la réalité est différente et bien moins démocratique.

    Dans de trop nombreuses écoles, le coordinateur est choisi par le directeur qui octroie ainsi la charge à l'enseignant qui lui convient le mieux. Il arrive aussi que les coordinateurs le soient "à vie", c'est à dire qu'une fois choisis, ils restent dans leurs fonctions toute leur carrière, sans qu'aucune remise en cause, aucune élection ne vienne troubler le fil paisible de leur vie. Enfin, et c'est la nouveauté, on crée maintenant des postes de coordinateurs, encore une fois souvent choisis par la direction, et qui font office de directeurs des études (ou directeurs pédagogiques) au rabais. À moins de penser que le directeur en question ne se sente pas les compétences pour apprécier le travail d'un enseignant, ce qui serait de pure honnêteté compte-tenu du recrutement actuel des directeurs, le choix apparaît comme strictement économique. Entre quelques primes modestes à des enseignants prenant la charge et le salaire entier d'un véritable directeur pédagogique, le choix est vite fait. S'il s'ajoute à cela des initiatives individuelles de directions souhaitant déléguer aux coordinateurs la mission de faire passer les entretiens individuels à leurs collègues, que pensera l'enseignant du collègue qui l'évalue?

    Les rôles, dès lors, deviennent plus confus. La légitimité du coordinateur faisant office de directeur des études ne tient qu'à sa nomination et non à l'élection. Or c'est de là que vient une large partie du mal qui frappe les écoles d'art. Le principe hiérarchique s'impose à tous les niveaux et emprisonne personnels et étudiants dans une stratification des pouvoirs. Le principe hiérarchique se fonde sur l'autorité (on pourrait dire : sur le monopole de la violence)au contraire du principe démocratique qui, lui, implique le libre choix de tous. Qu'on ne s'étonne plus des crises de "management" qui frappent les écoles les unes après les autres !

    Encore une fois,le SNEAD réclame l'élection comme seul principe de légitimité, à tous les niveaux. Pour en finir avec l'infantilisation, les stratégies de cour et l'autoritarisme.


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  • A lire ICI


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  • le film est ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=Iv4U3An-zUo&t=964s


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