• Commentaires sur l'irrésistible ascencion d'une petite association

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    L'interview du président de l'ANDEA dont le lien a été posté sur ce blog hier mérite d'être lue attentivement puisqu'elle est censée donner les positions officielles de cette association. Elle est à mettre en parallèle avec d'autres déclarations telles que nous les publions ci-dessous.

    Le président de l'ANDEA ne peut que se féliciter d'une loi (la Loi liberté de création, LCAP) dont l'article consacré aux écoles d'art est le fruit du lobbying intensif de l'ANDEA. Cette loi distingue entre les écoles nationales et les territoriales puisque les premières seront sous double tutelle pédagogique du Ministère de l'Enseignement Supérieur et du Ministère de la Culture tandis que les territoriales n'auront qu'une tutelle pédagogique : le Ministère de la Culture. Cette bizarrerie, qui accentue l'écart entre écoles nationales et territoriales est à rapprocher d'un constat, en fin d'interview, du président de l'ANDEA :

    "Il y aujourd’hui un retrait du ministère [de la Culture], qui est de plus problématique, non seulement pour les écoles mais pour ce qu’il signifie de la place de la culture dans notre société. Pour ce qui nous concerne, ce retrait est sensible aussi bien en centrale [au sein de l’administration centrale du ministère de la Culture, à Paris, ndlr], où il n’existe plus d’inspecteurs généraux spécialistes de l’enseignement supérieur artistique, que dans les Drac, où les équipes sont réduites et où la prise en compte des écoles d’art est faible, faute d’agents suffisamment au fait des spécificités de notre secteur."

    Ce qui signifie que l'ANDEA s'est démenée pour que nous conservions la seule tutelle d'un Ministère qui n'a plus les moyens d'agir. Il ne peut être question d'un raté ni d'une erreur de stratégie. Et quand on entend affirmer ici ou là que l'ANDEA est l'instance représentative des Ecoles d'Art, on est en droit de s'interroger, en termes de légitimité, sur les ambitions de ce qui n'est qu'une structure privée où les directeurs sont membres de droit.

     

    Autres déclarations de l'ANDEA par la bouche de son président parues dans une dépêche de l'AEF et qui mériteraient d'être explicitées :

    « Les écoles d’art sont hypersélectives, ce qui est nécessaire car nos diplômés vont être projetés dans un monde où la violence symbolique et la puissance d’imposition sont extrêmement fortes. Mais tous nos étudiants ne seront pas [des génies de l’art]. Donc avoir des passerelles avec l’enseignement supérieur traditionnel me semble important. »

    Les universitaires apprécieront... Mais voilà qui fixe l'ambition des écoles d'art et règle la question de la fonction des écoles d'art : former des artistes et non donner une formation artistique, ce que l'on pouvait croire jusqu'à ce jour.

    Enfin, la touche anti-syndicale de l'ANDEA-MEDEF (au sujet de la création d'une 6ème année à l'école de Lyon) :

    « Cela n’aurait pas été possible si nous avions été intégrés à l’université, ne serait-ce que parce que les syndicats auraient combattu cette mesure au nom d’une position idéologique de principe contre les stages »

    Les présidents des EPCC sont-ils tous prêts à avaliser une telle déclaration ?

     

    A.Bourges, SG

     

     

    « Tour d'horizon du président de l'ANDEAEnseignant condamné »

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