• ESAA / Au sujet du Conseil d’Administration du 22 Juin

    19 juin 2016

    Malgré nos nombreuses revendications argumentées sur la nécessité d’organiser un CA extraordinaire afin de discuter du départ définitif de la directrice, du renoncement à la baisse de budget de l’école, du maintien du concours d’entrée en septembre, de la reconduction des CDD, la mairie d’Avignon continue de faire la sourde oreille. L’ordre du jour du CA ordinaire qui doit se tenir le 22 juin semble considérer que tout est normal au sein de l’école, que la directrice a repris ses fonctions (alors que personne ne l’a vu depuis la prétendue fin de son prétendu arrêt de maladie le 12 juin), et qu’il faut tout au plus nommer un médiateur au sein de l’établissement. Business as usual !

    Les problèmes gravissimes que rencontrent l’école sont vaguement évoqués en fin d’ordre du jour. Comment interpréter un tel document sinon en considérant que la mairie foule au pied les demandes légitimes que nous n’avons cessé de formuler depuis plus de deux mois maintenant. Il est faux de prétendre comme a pu le faire Madame le Maire au moment de sa campagne que l’éducation, la culture et la jeunesse comptent parmi ses préoccupations principales. Cécile Helle se moque totalement de l’éducation, de la culture et de la jeunesse ; ces thèmes ne la préoccupent qu’en tant qu’arguments électoralistes et parce qu’elle peut bénéficier de la notoriété du Festival d’Avignon (on n’ose imaginer la réponse qu’elle aurait adressée si un tel festival n’existait pas déjà et s’il lui avait été proposé sous forme de projet; elle se serait précipité sur son budget pour toute réponse. Cela en dit long sur la capacité d’innovation et de projection dans l’avenir de la maire de cette ville!). L’éducation, la culture et la jeunesse sont réduits à des lignes comptables sur un budget géré avec un mépris total des personnes concernées. Avec Cécile Helle, nous atteignons le degré zéro de la politique.

    Le pire est que la directrice, désavouée par l’ensemble des acteurs de l’école, est maintenue à ses fonctions comme si de rien n’était mais qu’elle va désormais diriger l’école — pardon : poursuivre son programme méthodique de démembrement de notre école — à distance. De plus, à un moment où la mairie ne cesse de ponctionner sur le budget alloué à l’école (8% l’an dernier, 8% cette année et 8% l’an prochain nous annonce-t-on), elle maintient en poste une directrice à 5000 euros par mois et ajoute un médiateur qui, on peut le supposer, sera payé sur le salaire d’au moins un enseignant dont le contrat ne sera pas renouvelé. La municipalité va-t-elle faire preuve d’autant de discernement dans le choix de ce médiateur qu’elle en a montré dans le choix de la directrice ? Nous le craignons. Nous n’acceptons de médiateur qu’à la seule condition qu’il soit accepté par l’ensemble des acteurs de l’école et qu’il soit payé sur le budget de la municipalité et pas sur celui de l’école. Nous en avons assez de régler la note des décisions désastreuses prises par cette municipalité.

    Comment faut-il s’exprimer pour espérer être entendus par la Mairie ? Nous ne voulons pas du retour de la directrice, que ce soit en personne ou sous la forme d’un avatar. Nous exigeons que l’avenir de cette école soit pris enfin en considération par cette municipalité, qu’elle prenne ses responsabilités autrement qu’en nous parlant de baisse de budget, bref qu’elle nous tienne un discours qui nous montre que nous ne sommes pas des pions mais des personnes réelles.

    En choisissant de tabler sur un pourrissement de la situation et sur une démobilisation des élèves en période d’examen et de fin d’année, la mairie montre une fois de plus qu’elle n’a absolument rien compris à la force de notre détermination et à notre refus de voir notre école être enterrée sous des considérations budgétaires. Nous maintenons donc notre intention d’occuper l’école pendant l’été, d’organiser toutes les actions que nous jugerons nécessaires pendant le festival d’Avignon jusqu’à ce que la mairie daigne entendre nos revendications légitimes. Nous sommes excédés de constater le mépris avec lequel la municipalité de cette ville traite notre école et notre avenir. Faute de nous faire entendre, nous promettons un été mémorable à Madame Cécile Helle.

     

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