• le film est ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=Iv4U3An-zUo&t=964s


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  • Jean-Marc Réol, engagé comme médiateur dans la crise que traverse l'école d'Avignon a jeté l'éponge.

    Voici une lettre ouverte que le SNEAD CGT de l'école vient de faire parvenir au Maire :

     

     

    Vendredi 29 juillet 2016

    Lettre ouverte à Madame Cécile Helle, Maire d’Avignon

    Madame Cécile Helle, Maire d’Avignon

    Suite au dernier CA concernant le devenir de notre établissement qui s’est tenu le 11 de ce mois, nous tenons à attirer votre attention sur des faits qui nous paraissent d’une extrême gravité.

    Vous savez que le 20 avril, suite à une assemblée générale dirigée par Mme Boulard, directrice de l’établissement, les étudiants extrêmement choqués par ses propos avaient démonté soigneusement son bureau et celui de son assistant.

    Les étudiants, comme les enseignants et personnels administratifs, étaient confrontés depuis sa prise de poste dix-huit mois auparavant à une autorité arbitraire, incompétente et mortifère, qui avait conduit à subir au quotidien les décisions et humeurs délirantes d’une directrice dépassée dans l’exercice de sa fonction, privant chacun de pouvoir travailler.

    Nous aurions pu espérer de la part d’un Conseil d’Administration et des tutelles que soient prises au sérieux les multiples alertes émises depuis plusieurs mois sur les graves dysfonctionnements de l’établissement, les manquements relevés, et une écoute attentive à la souffrance des personnels sérieusement touchés par un autoritarisme aussi virulent qu’inepte. Il n’en fut rien.

    Lors d’une rencontre en mairie avec Mesdames Corine Ramelly et Stéphanie Morel le 25 avril, il nous fut demandé de fournir les preuves justifiant cette mise en cause de la direction, ce que nous fîmes (enseignants et personnels administratifs), tout en s’investissant pour remettre en route les possibilités de terminer l’année scolaire et conduire avec succès les étudiants à l’obtention de leurs diplômes, démentant une fois de plus les rumeurs négatives entretenues d’une école défaillante (pour quel desseins ?).

    Une synthèse des attestations produites a été remise aux membres du CA qui ont convenu de la nécessité d’un changement de gouvernance.

    Cependant, évoquant une analyse financière dont personne n’a le détail, Mme Boulard, s’appuyant sur un déficit présumé de 77 000€, a décidé d’un non renouvellement des contrats de personnes en CDD arrivant cet été à échéance. Ceci, s’ajoutant aux licenciements de l’année précédente, met sérieusement en péril la possibilité d’assurer l’enseignement selon les obligations des diplômes préparés, et particulièrement en conservation-restauration.

    Mme Boulard et son assistant, tout en restant à leurs domiciles et ne contribuant aucunement au fonctionnement de l’école sinon pour tenter d’entraver encore ce qui pourrait l’être, perçoivent, eux, toujours leurs deux salaires augmentés de primes de mérite (!) dont le montant chargé de près de 10000€ mensuels équivaut aux salaires de 4 voire 5 enseignants à plein temps.

    Non moins ahurissant, le dernier CA nous a appris que Mme Boulard qui sera licenciée (et non invitée à démissionner) trouverait à la Mairie ou à la Drac une mission pour poursuivre sa carrière.

    Et tous les enseignants et personnels techniques et administratifs projetés dehors par Mme Boulard recevront-ils une mission à la mairie ou à la Drac ? Ou bien faut-il faire la preuve d’une gestion fautive et d’une capacité à mettre une école à genoux pour bénéficier de soutiens amicaux et fraternels aveugles assez pour effacer toute notion de moralité ?

    A moins qu’il n’y ait lieu de féliciter Mme Boulard d’avoir tenté de détruire une école d’art qui existe depuis des générations avant elle, et dont vous avez la responsabilité morale ?

    Ignorez-vous que cette conduite des affaires publiques alimente une dénonciation des élites qui emplit les urnes électorales dans un sens particulièrement catastrophique ?

    Est-ce à nous enseignants et personnels administratifs de solliciter la cour des comptes et le tribunal administratif pour clarifier une indignité que nous, simples électeurs, ne pouvons plus supporter ?

    Nous demanderions alors à tous les usagers de l’établissement (étudiants compris) d’enrichir le triste tableau d’une école anéantie par la plus triste expérience du pouvoir qui puisse s’exercer aujourd’hui.

    Nous croyons encore qu’une école d’art exige – à l’égard des générations présentes et futures – une autre idée de la moralité.

    Nous vous prions de mettre en œuvre d’urgence les moyens de suspendre une situation ubuesque qui met en péril une école dont vous assurez qu’elle doit avoir un avenir, et ceux visant à établir sa situation financière réelle pour que les enseignants et personnels conscients de leurs responsabilités, attachés à préparer l’année scolaire prochaine, puissent agir en connaissance de cause.

    Dans l’attente urgente d’une réponse sérieuse de votre part, recevez, Madame le Maire, nos salutations.

    Les enseignants et personnels administratifs de l’EPCC ESAA

    Le Syndicat National des Ecoles d’Art et de Design - CGT

     


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  • 19 juin 2016

    Malgré nos nombreuses revendications argumentées sur la nécessité d’organiser un CA extraordinaire afin de discuter du départ définitif de la directrice, du renoncement à la baisse de budget de l’école, du maintien du concours d’entrée en septembre, de la reconduction des CDD, la mairie d’Avignon continue de faire la sourde oreille. L’ordre du jour du CA ordinaire qui doit se tenir le 22 juin semble considérer que tout est normal au sein de l’école, que la directrice a repris ses fonctions (alors que personne ne l’a vu depuis la prétendue fin de son prétendu arrêt de maladie le 12 juin), et qu’il faut tout au plus nommer un médiateur au sein de l’établissement. Business as usual !

    Les problèmes gravissimes que rencontrent l’école sont vaguement évoqués en fin d’ordre du jour. Comment interpréter un tel document sinon en considérant que la mairie foule au pied les demandes légitimes que nous n’avons cessé de formuler depuis plus de deux mois maintenant. Il est faux de prétendre comme a pu le faire Madame le Maire au moment de sa campagne que l’éducation, la culture et la jeunesse comptent parmi ses préoccupations principales. Cécile Helle se moque totalement de l’éducation, de la culture et de la jeunesse ; ces thèmes ne la préoccupent qu’en tant qu’arguments électoralistes et parce qu’elle peut bénéficier de la notoriété du Festival d’Avignon (on n’ose imaginer la réponse qu’elle aurait adressée si un tel festival n’existait pas déjà et s’il lui avait été proposé sous forme de projet; elle se serait précipité sur son budget pour toute réponse. Cela en dit long sur la capacité d’innovation et de projection dans l’avenir de la maire de cette ville!). L’éducation, la culture et la jeunesse sont réduits à des lignes comptables sur un budget géré avec un mépris total des personnes concernées. Avec Cécile Helle, nous atteignons le degré zéro de la politique.

    Le pire est que la directrice, désavouée par l’ensemble des acteurs de l’école, est maintenue à ses fonctions comme si de rien n’était mais qu’elle va désormais diriger l’école — pardon : poursuivre son programme méthodique de démembrement de notre école — à distance. De plus, à un moment où la mairie ne cesse de ponctionner sur le budget alloué à l’école (8% l’an dernier, 8% cette année et 8% l’an prochain nous annonce-t-on), elle maintient en poste une directrice à 5000 euros par mois et ajoute un médiateur qui, on peut le supposer, sera payé sur le salaire d’au moins un enseignant dont le contrat ne sera pas renouvelé. La municipalité va-t-elle faire preuve d’autant de discernement dans le choix de ce médiateur qu’elle en a montré dans le choix de la directrice ? Nous le craignons. Nous n’acceptons de médiateur qu’à la seule condition qu’il soit accepté par l’ensemble des acteurs de l’école et qu’il soit payé sur le budget de la municipalité et pas sur celui de l’école. Nous en avons assez de régler la note des décisions désastreuses prises par cette municipalité.

    Comment faut-il s’exprimer pour espérer être entendus par la Mairie ? Nous ne voulons pas du retour de la directrice, que ce soit en personne ou sous la forme d’un avatar. Nous exigeons que l’avenir de cette école soit pris enfin en considération par cette municipalité, qu’elle prenne ses responsabilités autrement qu’en nous parlant de baisse de budget, bref qu’elle nous tienne un discours qui nous montre que nous ne sommes pas des pions mais des personnes réelles.

    En choisissant de tabler sur un pourrissement de la situation et sur une démobilisation des élèves en période d’examen et de fin d’année, la mairie montre une fois de plus qu’elle n’a absolument rien compris à la force de notre détermination et à notre refus de voir notre école être enterrée sous des considérations budgétaires. Nous maintenons donc notre intention d’occuper l’école pendant l’été, d’organiser toutes les actions que nous jugerons nécessaires pendant le festival d’Avignon jusqu’à ce que la mairie daigne entendre nos revendications légitimes. Nous sommes excédés de constater le mépris avec lequel la municipalité de cette ville traite notre école et notre avenir. Faute de nous faire entendre, nous promettons un été mémorable à Madame Cécile Helle.

     

    Les étudiants mobilisés

       
       

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  • Deux après-midis passées à l'école d'art d'Avignon, école désertée par sa directrice et où les étudiants ont mené pendant une semaine un workshop partagé entre les AG et les ateliers (sérigraphie, vidéo, écriture, réflexion etc..)

    60 étudiants sont venus de toute la France (Le Havre, Lorient, Cherbourg, Caen, Marseille, Rennes, Nîmes, etc... + 1 de Suisse) pour y participer. Des salles de cours ont été transformées en dortoirs, une cantine a été mise en place par la femme du régisseur et des fêtes ont été organisées certains soirs. Les jours de manifs contre la loi "travail", les étudiants rejoignaient les cortèges.

    Une seule phrase résume le tout, je l'ai entendue de la bouche d'un étudiant de Marseille : "Je suis enfin dans l'école d'art que j'imaginais lorsque j'ai passé le concours d'entrée, il y a deux ans".

    Seul regret : l'absence des profs ! (deux seulement présents) mais une compensation : le dévouement exemplaire du régisseur et de sa femme !

     

    PS : les étudiants avignonnais étant bien meilleurs photographes que moi et sachant aussi bien mieux ce qu'ils ont vécu, n'hésitez pas à consulter leur page :  https://etudiantsesaa.wordpress.com/2016/06/01/workshop-etudiants-a-lesaa/

    Alain Bourges

     


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  • Lettre ouverte à l’attention des Conseillers Municipaux de la Mairie d’Avignon.

     

    Mesdames, Messieurs,

     

    Nous vous écrivons cette lettre car nous sommes étudiants à l’École Supérieure d’Art d’Avignon. Comme vous ne l’ignorez sûrement pas, notre école traverse une grave période de crise depuis la décision d’une seconde baisse de budget de 8%, qui a servi de prétexte à la fermeture du concours d’entrée en première année. Un mouvement étudiant s’est alors organisé pour lutter pour la survie de notre école. Ce mouvement a été rapidement confronté aux manipulations et l’incompétence de la direction nommée par le Conseil d’Administration. (1)

    En tant qu’étudiants, nous sommes les principales victimes des dégradations de nos conditions d’études dues au désengagement financier de la Mairie et à la nomination d’une directrice incompétente. La situation est bloquée et la stratégie qui a été choisie par la Mairie est celle du pourrissement. Nous en appelons aujourd’hui à votre responsabilité d’élus pour vous engager à défendre nos études et nos diplômes.

    Nous avions proposé avec les enseignants et personnels de l’école une « direction collégiale » pour assurer la continuité du bon fonctionnement de l’établissement et la préparation des diplômes, en attendant qu’un Conseil d’Administration exceptionnel puisse se réunir. Ceci dans une volonté de laisser le temps aux administrateurs de trouver une solution par rapport à la baisse de budget, le concours de première année, la reconduction des enseignants précaires et au problème de gouvernance.

     

    Cette proposition a été piétinée par Stéphanie Morel, dans les faits et dans son mail adressé à l’ensemble des étudiants. Or nous nous interrogeons sur la situation: la direction est en « arrêt maladie » et Stéphanie Morel signe les décisions à sa place. Est-ce que le CA a réellement voté cette délibération de signature à Mme Morel? Et puisqu’elle signe les documents, pourquoi l’administration doit-elle faire valider chaque décision par la directrice?

    La situation prend une tournure absolument détestable: la directrice se rend compte que l’école tourne beaucoup mieux sans elle, et, alors qu’elle est en arrêt maladie, elle exerce des pressions sur les personnels, cherche par tous les moyens à entraver le bon fonctionnement de l’école et à saboter la préparation des diplômes. (2)

    Nous vous demandons aujourd’hui de prendre position auprès de Mme Stéphanie Morel et de Mme Cécile Helle pour les enjoindre à trouver une solution à nos revendications. Cette volonté de lock-out de la part de la mairie nous met dans une situation absolument intenable, ceci à quelques semaines des diplômes.

     

    Nous avons entendu dire par l’intermédiaire des journalistes que nous avons rencontrés que certains d’entre vous pensaient que nous étions « manipulés »: nous espérons que ces bruits de couloirs sont faux, car ils ne feraient que démontrer une attitude hautement méprisante vis à vis de la jeunesse. Nous pensons que les revendications de l’accès à une Éducation Supérieure de qualité et des conditions d’étude sereines sont des revendications parfaitement légitimes. Nous espérons qu’en tant qu’élus de la République, vous serez à même de prendre en considération le fait que même si nous sommes jeunes, nous sommes avant tout tous citoyens et électeurs, et que nous sommes dotés d’un esprit critique nous permettant d’analyser une situation et d’en tirer des conclusions.

    Nos portes sont ouvertes, nous serions ravis de vous rencontrer, de vous présenter nos travaux et de vous démontrer en quoi les qualités de notre école sont une nécessité pour notre ville.

     

    Les étudiants de l’École Supérieure d’Art d’Avignon.

     

    ps: Lors de la réunion préparatoire du précédent Conseil d’Administration, un Conseiller Municipal de la majorité a comparé le budget de l’école à celui des passages piétons, en  expliquant aux élus étudiants que pour réduire leur coût, la mairie va maintenant peindre quatre bandes plutôt que six. Et que c’est la même logique qui doit s’appliquer pour nous. Nous espérons que cette comparaison vaseuse était une maladresse.

     

     
    (1) La chronologie est détaillée sur notre blog: https://etudiantsesaa.wordpress.com/

    (2) Un exemple parmi d’autres: dernièrement, le site internet de l’école, laissé à l’abandon depuis deux ans, a été repris en main par les étudiants dans le but de d’aller de l’avant et de défendre la qualité des projets de notre école. Un énorme travail bénévole des étudiants a été réalisé ces deux dernières semaines pour réaliser un site fonctionnel et graphiquement efficace. De leurs domiciles, la direction et son assistant,en « arrêt maladie », ont repris la main sur le site et supprimé le travail des étudiants dans l’heure qui a suivi. Nous trouvons cette attitude profondément immature et irresponsable.


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  • 16 mai 2016

     

    Suite aux difficultés que traverse l’école supérieure d’art d’Avignon depuis plusieurs semaine, le comité de pilotage provisoirement en charge du fonctionnement de l’ESAA, le collectif «Nous sommes étudiant(e)s en Art» et le regroupement ouvert d’étudiant(e)s en art invitent les étudiants, enseignants et personnels des écoles d’art de France, ainsi que toutes celles et ceux qui le désirent, à venir participer à une semaine de workshop sur le thème « que pouvons-nous en tant qu’étudiant en art ? »

    Comment réagir face à une situation de remise en question de l’existence même d’une école, comme c’est le cas à Avignon ou à Angoulême, ou que ce fut le cas à Perpignan où la disparition de l’école est maintenant confirmée ? Comment une initiative étudiante personnelle ou collective peut-elle s’émanciper de l’école où elle prend forme tout en la façonnant à son tour ? Comment, en tant qu’étudiant en art et en tant qu’artiste, prendre part aux réflexions et actions qui concernent une situation sociale ou politique globale ?

    Répondre à ces questions par un workshop, soit un temps de réflexion et de production, nous paraît pertinent quant à notre posture d’étudiant. Porter un regard réflexif sur ces situations, produire des formes et développer des outils qui nous permettent de faire face aux menaces qui pèsent sur nos écoles et nos professions, d’apporter une contribution aux réflexions qui concernent l’évolution de notre monde et de nos sociétés.

    Le workshop sera ponctué de conférences, concerts et interventions diverses programmés par nos soins. De même, chacun/e est libre d’y proposer ce qu’il ou elle désire (apprentissage d’une technique, lecture, performance, débat), en le faisant apparaître sur le programme (contact par mail avant le 20 mai) ou spontanément. Dans le but de réaliser une bibliothèque participative, nous vous invitons à vous munir de textes qui vous paraitront intéressant pour ce travail, et à envoyer dès à présent par mail des documents qui seront distribués à tous les participants en préparation du workshop.

    Le workshop se déroulera à l’école d’Avignon, sur le site de Baigne-Pieds (500 chemin de baigne-pieds) du lundi 30 mai au vendredi 3 juin, avec un prolongement plus détendu le week-end. Il est bien entendu possible de rejoindre ou de partir du workshop à tout moment. Il nous est malheureusement impossible de défrayer les déplacements, mais les participants seront hébergés chez les étudiants d’Avignon. La restauration sur place sera assurée par une cantine participative et des BBQs.

    Vous trouverez ci-dessous des liens vers le blog des étudiants de l’école d’Avignon en lutte, le tumblr «Nous sommes étudiant(e)s en Art» et la présentation du regroupement ouvert d’étudiant(e)s en art :
    https://etudiantsesaa.wordpress.com/
    http://noussommesetudiantsenart.tumblr.com/
    https://framapic.org/dIhvnZF1iMbA/QO1zG8QymIQ4?dl


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  •  

    Suite au message de solidarité de l’assemblée des étudiants de Tarbes, nous prenons acte que la logique de casse des écoles d’Art est une logique globale qui se joue à l’échelle nationale. Cette manoeuvre politique vise à démanteler notre enseignement et ses particularités dans un mépris total de la jeunesse, de l’éducation et de l’art.
    Réunis en assemblée générale aujourd’hui jeudi 31 mars 2016, nous prenons acte que notre mouvement n’est plus un simple mouvement local, mais qu’il s’inscrit dans un mouvement national.

     

    Nous devons maintenant créer les conditions de ce mouvement national. Dès lors, il nous faut nous coordonner entre étudiants déjà en lutte, et rallier nos camarades des autres écoles, car ils risquent de subir les même évolutions dans les années à venir. Nous appelons dans chaque école les étudiants à se réunir en assemblée générale.

    Nous proposons une plateforme de revendications à développer :

    Nous exigeons que soient rendues pérennes la situation de l’ensemble des écoles d’Art aujourd’hui, notamment, celles qui sont directement menacées : Angoulême, Tourcoing, Avignon. Nous exigions que les baisses de budget qui se profilent dans la plupart des écoles soient annulées. Nous contestons la fermeture de l’école d’art de Perpignan. Nous refusons toute augmentation des frais d’inscriptions.

    Nous nous organisons actuellement pour venir à votre rencontre dans les semaines à venir afin de discuter des actions à réaliser ensemble et de créer des partenariats. Dans l’attente d’une réponse positive de votre part.

    Et en espérant concrétiser ce projet en mutualisant nos forces.

    Les étudiants de l’école d’art supérieure d’Avignon

     


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  • Notre école est dans une situation critique depuis l’année dernière. Ceci est lié à deux baisses de budget successives de la part de la mairie, ainsi qu’à la nomination par cette même mairie d’une directrice incompétente.

    Les étudiants sont depuis cette année dans une situation intenable: il n’y a plus que très peu de moyens pédagogiques, des enseignants en moins, quasiment plus d’intervenants, des cours qui ne correspondent plus aux cursus et aux spécialités, la direction a mis en place un management autoritaire et absurde…

    Mais ce qui a mis le feu aux poudres ce sont les manigances de la mairie, de la direction et du ministère de la culture, juste avant le Conseil d’Administration du 29 mars pour organiser la fermeture du concours de recrutement en première année: cela acte une réelle volonté de fermeture globale de l’école. (1)

    Cela a eu l’effet d’un électrochoc et les étudiants se sont donc organisés contre cette fermeture. Ils ont décidé également de se révolter contre leurs conditions d’études indignes.

    Après un mois de mouvement, nous sommes choqués par le mépris et le dédain avec lequel nous sommes traités par la mairie. Mairie par ailleurs élue sur programme valorisant soi-disant l’éducation, la jeunesse et la culture.

    Au cours de ce mois de mouvement, nous avons effectué de nombreuses action symboliques dans la ville, nous avons occupé l’école en solidarité avec la grève des profs et des personnels. Nous avons également déménagé le bureau de la directrice et changé les serrures pour acter l’impossibilité d’un quelconque retour en arrière. L’assemblée générale des étudiants, personnels et professeurs a désigné une commission chargée de la gestion de l’école en remplacement

    Mais aujourd’hui encore, nous n’avons toujours aucune réponse de la mairie, qui joue la montre et mise sur les diplômes début juin pour endormir le mouvement, au détriment des étudiants qui se retrouvent à passer les diplômes dans une situation de crise totale.

    C’est mal nous connaître: nous n’abdiquerons pas, rien n’entachera notre détermination à lutter pour assurer la pérennité de notre école et pour obtenir des conditions d’études dignes.

    Nous exigeons donc:

    – L’annulation des baisses de budget successives de ces précédentes années,
    – Le maintien du concours d’entrée en L1,
    – La sécurisation et la reconduction immédiate des contrats précaires d’enseignants et personnels en CDD,
    – Une gouvernance équitable capable de valoriser notre projet d’école et capable d’assurer l’obligation de moyens de l’école envers ses étudiants.

     

    Les étudiants mobilisés de l’École Supérieure d’Art d’Avignon

     

    (1) C’est en effet de cette façon que les écoles d’art sont fermées: on enlève d’abord la 1ère année, puis tout recrutement de nouveaux étudiants est stoppé et il n’y a plus qu’à laisser les quelques étudiants qui restent finir leur cursus…

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    Nous sommes des étudiants de l’École Supérieure d’Art d’Avignon et nous nous battons pour la survie de notre école. Vous pouvez nous soutenir en signant la pétition de soutien .

    nous contacter: etudiantsenlutte.esaa@gmail.com
       
       

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  • Aujourd'hui avait lieu dans l'amphithéâtre de Baigne-pieds, une assemblée générale de tous les acteurs de l'Ecole Supérieure d’Art d’Avignon, après la rencontre, hier après-midi, de leur délégation avec Stéphanie Morel et Corinne Ramelly.

    En raison de l'absence de la directrice de l'ESAA, et d'une perte de confiance générale en sa volonté et sa capacité d'assurer les obligations de moyen des programmes d'enseignement, l'assemblée générale et constituante a voté la création d'un Comité de Pilotage de l'ESAA. Ce comité a pour objectif la continuité de la mission de service public de l'EPCC c'est à dire de pouvoir répondre aux sollicitations urgentes des étudiants.

    Le Comité de Pilotage est une instance provisoire, au moins jusqu'à la tenue du CA extraordinaire qui a été demandé encore hier à la Présidente de l'EPCC. Il est appelé à fonctionner sous forme d'une réunion hebdomadaire, en relation directe avec tous les enseignants, avec les personnels administratifs et techniques, selon des modalités définies.

    Le comité siégera dans l'ancien espace réservé à la directrice de l'ESAA, réinvesti à cet effet. Il se compose des cinq acteurs de l'ESAA, administrateurs au CA de l'EPCC, élus et représentants des personnels administratifs et techniques, des enseignants et des étudiants.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour revenir sur les dernières actions des étudiants d'Avignon : http://www.insideoutproject.net/fr/group-actions/france-avignon-2


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  • Ici :

    https://etudiantsesaa.wordpress.com/2016/04/22/communique-des-etudiants-demenageurs/

    ou là :

    Témoignage de quelques Étudiants-Déménageurs. 22 avril 2016 / etudiantsesaa

    L’occupation de notre école était avant tout pour nous une façon très forte de nous réapproprier un espace dont nous sommes dépossédés au quotidien. Pour la voir vivre à nouveau, pour la sentir s’ouvrir sur le monde extérieur. Pour qu’elle redevienne un lieu de création et d’échange. Pour recevoir les camarades de la fac, afin d’échanger sur nos luttes et de se rendre compte de tout ce qu’elles ont en commun. Entériner symboliquement un non-retour. Affirmer qu’on s’érige en force collective, capable de lutter contre l’apathie générale de notre quotidien, contre une gestion qui vise à régner sur un désert. La violence de son management d’entreprise. Celle voulue par les pouvoirs en place qui l’ont nommée. Lutter contre toutes ces institutions qui sont gérées par des ordures construisant leur pouvoir sur l’humiliation, la violence, le chantage et la division de ceux qu’ils dominent. La provocation ultime: les paroles de la direction, dans une réunion avec la majorité des étudiants et des personnels de l’école. Au milieu du flot d’un discours faussement technique, de la langue de bois d’une mauvaise politicienne de province, de l’incompétence et des mensonges, le point de rupture a été atteint. Je ne démissionnerai pas parce que je veux des indemnités de licenciement. Je ne veux pas me retrouver à la rue. On connaît l’indécence de ton salaire, et nous on vit avec 400 balles par mois en moyenne. Certains d’entre nous ont même vraiment connu ce que c’était, se retrouver à la rue. Les mots de la politicienne résonnent encore dans nos têtes. On va chercher des cartons, on va faire le vide. Le hasard nous amène chez Quick, là où plusieurs d’entre nous ont déjà bossé. On ouvre les bennes, on récupère une trentaine de cartons. Tout le monde s’en empare, le bureau est rempli d’étudiants. Des sourires, de la joie. La vraie fête est ici. c’est pas la mairie qui démissionnera cette directrice pour s’en servir de fusible, histoire de mimer le règlement d’un conflit. C’est nous. Il n’y a plus de fusible, la situation n’est plus sous contrôle. Nous allons continuer plus que jamais à poser problème, il va s’agir pour la mairie et le ministère de commencer à donner de vraies réponses. Des étudiants-déménageurs.


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