• ESAA/Communiqué Étudiants

    Ici :

    https://etudiantsesaa.wordpress.com/2016/04/22/communique-des-etudiants-demenageurs/

    ou là :

    Témoignage de quelques Étudiants-Déménageurs. 22 avril 2016 / etudiantsesaa

    L’occupation de notre école était avant tout pour nous une façon très forte de nous réapproprier un espace dont nous sommes dépossédés au quotidien. Pour la voir vivre à nouveau, pour la sentir s’ouvrir sur le monde extérieur. Pour qu’elle redevienne un lieu de création et d’échange. Pour recevoir les camarades de la fac, afin d’échanger sur nos luttes et de se rendre compte de tout ce qu’elles ont en commun. Entériner symboliquement un non-retour. Affirmer qu’on s’érige en force collective, capable de lutter contre l’apathie générale de notre quotidien, contre une gestion qui vise à régner sur un désert. La violence de son management d’entreprise. Celle voulue par les pouvoirs en place qui l’ont nommée. Lutter contre toutes ces institutions qui sont gérées par des ordures construisant leur pouvoir sur l’humiliation, la violence, le chantage et la division de ceux qu’ils dominent. La provocation ultime: les paroles de la direction, dans une réunion avec la majorité des étudiants et des personnels de l’école. Au milieu du flot d’un discours faussement technique, de la langue de bois d’une mauvaise politicienne de province, de l’incompétence et des mensonges, le point de rupture a été atteint. Je ne démissionnerai pas parce que je veux des indemnités de licenciement. Je ne veux pas me retrouver à la rue. On connaît l’indécence de ton salaire, et nous on vit avec 400 balles par mois en moyenne. Certains d’entre nous ont même vraiment connu ce que c’était, se retrouver à la rue. Les mots de la politicienne résonnent encore dans nos têtes. On va chercher des cartons, on va faire le vide. Le hasard nous amène chez Quick, là où plusieurs d’entre nous ont déjà bossé. On ouvre les bennes, on récupère une trentaine de cartons. Tout le monde s’en empare, le bureau est rempli d’étudiants. Des sourires, de la joie. La vraie fête est ici. c’est pas la mairie qui démissionnera cette directrice pour s’en servir de fusible, histoire de mimer le règlement d’un conflit. C’est nous. Il n’y a plus de fusible, la situation n’est plus sous contrôle. Nous allons continuer plus que jamais à poser problème, il va s’agir pour la mairie et le ministère de commencer à donner de vraies réponses. Des étudiants-déménageurs.

    « La réponse du Ministère à l'appel de la CGT et de FOESAA/ Communiqué du 26 Avril 2016 »

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